Assurance habitation : ce que locataires et propriétaires doivent savoir en 2026

Les tarifs d’assurance habitation ont encore grimpé en 2026, avec une hausse moyenne de 9 % au niveau national, et jusqu’à 15 % dans certaines régions comme les Hauts-de-France. Dans un contexte où la prime moyenne dépasse désormais 320 euros par an, mieux vaut connaître ses obligations et ses droits avant de signer un bail ou un acte de vente.

Locataire : une obligation légale à ne pas prendre à la légère

Depuis la loi ALUR de mars 2014, tout locataire est tenu de souscrire une assurance habitation couvrant au minimum les risques locatifs : incendie, dégât des eaux, explosion. Cette règle vaut aussi bien pour un logement vide que meublé, y compris les studios étudiants. Seules les locations saisonnières y échappent.

L’attestation d’assurance doit être remise au bailleur dès la remise des clés, puis renouvelée chaque année. En cas de défaut, le propriétaire est en droit de souscrire lui-même une couverture pour le compte du locataire et d’en répercuter le coût sur le loyer. Dans les situations les plus graves, une clause résolutoire peut même conduire à la résiliation du bail. En cas de sinistre sans assurance, le locataire devra assumer seul l’intégralité des dommages matériels ou corporels causés.

Les dégâts des eaux restent le sinistre le plus fréquent : ils représentaient encore 39 % des sinistres indemnisés en 2025. La question de la responsabilité entre locataire, propriétaire et syndicat de copropriété est souvent source de litiges, d’où l’importance de disposer d’une couverture claire et à jour.

Propriétaire : pas toujours obligatoire, mais rarement optionnel

Un propriétaire occupant n’est pas légalement tenu de s’assurer, sauf s’il vit en copropriété, où une responsabilité civile minimale est imposée par la loi. En pratique, les banques et les notaires conditionnent quasi systématiquement prêts et transactions à la souscription d’un contrat multirisques habitation.

Pour un propriétaire bailleur, la garantie PNO (Propriétaire Non Occupant) mérite une attention particulière. Elle couvre les périodes de vacance locative, les sinistres survenant dans les parties communes ou lorsque la responsabilité du locataire ne peut être engagée. Entre deux locataires, c’est souvent la seule protection active sur le logement.

Face à la hausse des cotisations, la loi Hamon offre un levier concret : après un an de contrat, locataires comme propriétaires peuvent résilier à tout moment, sans frais, et le nouvel assureur se charge des démarches. Un outil particulièrement utile pour renégocier sa couverture sans attendre l’échéance annuelle. 

Avec 46,3 millions de contrats MRH en vigueur à fin 2025 et des primes qui progressent plus vite que l’inflation, l’assurance habitation n’est plus un poste que l’on peut gérer passivement. Que l’on soit locataire ou propriétaire, faire le point sur ses garanties et comparer les offres au moment d’un changement de situation reste le réflexe le plus rentable.

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